27 mars 2014

Comment Obama va couillonner Hollande et l’Europe


Hollande s'est fait élire sur des mensonges ("le changement c'est maintenant") : réforme du système bancaire, baisse des dépenses publiques, lutte contre la corruption et l'immoralité publique, arrêt des guerres extérieures    (retrait d'Afghanistan), lutte contre le chômage et les inégalités sociales. Et qu’avons-nous vu depuis presque deux ans?: les réformes bancaires, on en parle plus, la lutte contre la corruption s'est muée en affaire Cahuzac, la lutte contre les déficits publics, il n’a fait que les augmenter. Sur le plan économique et sur l’emploi, il nous montre tous les jours sa totale incapacité. Quant à la politique étrangère, c'est une calamité : cirage de pompes avec des dictatures moyenâgeuses comme l'Arabie Saoudite ou le Quatar; engagement dans de nouveaux conflits armés au Mali, en Centrafrique, intervention évitée de justesse contre la Syrie. Et le pompon de Hollande : engagement dans le coup d’État ukrainien par des milices néo-nazies, l'installation d'un gouvernement fantoche non élu et sa réception au sommet de l'UE auquel il participait! S'il aime autant l'extrême-droite, il va être servi ! Il est grillé, carbonisé, plus personne ne veut de lui. Finalement, le problème ce n’est pas si Ayrault doit partir ou rester, mais c’est Moije 1er lui-même qui doit démissionner. Mais il y a plus grave, Culbuto est devenu le bon toutou d’Obama. Voici ce que nous prépare la soumission absolue et humiliante à Washington de notre président.

 Avec la visite du président chinois Xi Jinping, Hollande va nous montrer une fois de plus comment il se prosterne devant les grands dirigeants (Bruxelles, Washington, Moscou, Berlin). Il va encore baisser son froc avec les chinois. C'est la Chine qui devrait s’agenouiller devant les Français, car c'est elle qui a besoin de nous vendre ses merdes, et non l'inverse. Le déficit du commerce extérieur de 25 milliards d'euros pousse Culbuto à supplier les chinois d'acheter nos produits. Le président chinois ne demande pas mieux, on est en train de vendre à la Chine ce qui reste de notre industrie, de la technologie de pointe qu'elle va se dépêcher de copier pour fabriquer chez elle à bas coût et faire crouler les industries qu'elle n'aura même pas besoin d'acheter. Quel est l’intéret quand on sait que cela ne créé aucun emploi en France et que, s’il y a des dividendes à récupérer, ils sont payés en monnaie de singe, le Yuan. Airbus (société européenne et non française) a signé un contrat de 18 milliards d’euros pour des avions qui seront assemblés en Chine sur 20 années (même pas 1 milliard par an). Voici ce que dit un internaute travaillant pour Areva : « Seuls ceux qui ont déja "commercé" avec la Chine (j'en suis et pour plusieurs tranches de centrales nucléaires) savent que ces gens ne nous paieront JAMAIS RIEN. Pour eux, c'est un honneur qu'ils nous font de nous passer des commandes. Vous ne voudriez tout de même pas qu'en plus ils réglent les factures ? Je ne reviens pas sur les conditions de "vente" des deux centrales (daya bay et ling ao). Mais si j'avais un conseil à donner aux industriels français, ce serait de laisser ces "clients" là à la concurrence. Mais bon, au bout, c'est le contribuable qui casque, alors au diable les varices ! »
Nos politicards, qui ne connaissent rien à l’économie prennent pour argent comptant les statistiques bidonnées de croissance des cocos chinois et des banquiers anglais de Hong Kong. Il ne viendrait pas à l'esprit de nos énarques qu’il suffirait de ne plus acheter les merdes chinoises au lieu de leur donner pour rien nos technologies et de consacrer ces 25 milliards à la reconquête de notre marché domestique et faire ainsi travailler des milliers de travailleurs de notre pays! Mais il y a pire avec ce que nous prépare Culbuto en catimini, le piège de l’accord UE/USA.

Le piège de l’accord transatlantique
Ayant échoué avec les chinois, les Etats-unis sont maintenant engagés dans un accord de libre échange avec l’Europe. Les 28 états ont mandaté (Un mandat dont le texte officiel, frappé du sceau du secret, n’existe qu’en anglais.) Bruxelles pour aboutir à un accord avec les américains.

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. » Cette phrase de David Rockefeller au magazine américain Newsweek, le 1 février 1999, explique ce qui se passe depuis une trentaine d’années dans ce que l’on appelle la mondialisation, à savoir déléguer au secteur privé la maîtrise des choix, c’est l’objectif du patronat et des milieux financiers. Depuis juillet 2013, un accord de partenariat transatlantique (APT) négocié entre les Etats-Unis et l’Union européenne, prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique devront se plier aux normes du libre-échange, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants. En cas de désaccord, c'est le Cirdi, un tribunal d'arbitrage sis à Washington et dépendant de la Banque mondiale (appartenant à Rothschild, Rockfeller et consorts), qui sera juge. Lorsque le traité transatlantique sera ratifié, le Conseil constitutionnel et les tribunaux français n'auront plus leur mot à dire. Plusieurs pays se mordent déjà les doigts d'avoir signé pareil traité de libre-échange, qui, sous prétexte de protéger les investisseurs, permet aux firmes privées d'attaquer les pouvoirs publics, et au droit privé de primer sur le droit national.

En avez-vous entendu parlé ?
Le 14 juin 2013, les gouvernements de l’Union européenne, ont demandé à la Commission européenne de négocier avec les Etats-Unis la création d’un grand marché transatlantique, à savoir confier aux firmes privées la possibilité de décider des normes sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales, culturelles et techniques. Si cet accord est  adopté, cela s’appliquera non seulement aux Etats de l’UE, donc en France, aux Régions, Départements et communes. Et il en sera de même dans les 28 états de l ‘Union Européenne

Ce traité dont Culbuto (entre deux petits fours) a récemment dit devant Obama qu'il souhaitait sa ratification : « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. » Du moment qu’il a obtenu son exception culturelle pour ses amis artistes, peu importe que le reste soit passé au karcher : agriculture, environnement, énergie, aéronautique, automobile, services, contrats publics, normes, etc. Ça va saigner!
 Les tractations piétinent (l’Allemagne et le Danemark freinent, heureusement) concernant surtout le règlement des différends qui a été repoussé après les élections européennes. Mieux vaut tenir la populace à l'écart : elle serait capable de comprendre que c'est dans ses poches que les multinationales vont se servir ...

Que va inventer Hollande pour éviter le sujet ?
Alors qu’il y a quelques mois le gouvernement socialiste n’était pas très chaud sur cet accord, Hollande est revenu de sa visite conquis et même pressé de signer. Il serait bon que les partis politiques soient questionnés sur ce problème. On pourrait presque comprendre le PS et l’UMP, pro-américains depuis toujours, mais comment accepter le silence du Front national et du Front de gauche qui n’abordent pas le sujet. Il faut réveiller les candidats à l’élection européenne, car sitôt élus, on va leur coller sous le nez cet accord à approuver sans qu’ils en connaissent les conséquences réelles. Mais c’est ce que cherche Culbuto, obéir à son nouvel ami Obama et il va bien nous trouver quelques fausses affaires (du genre des écoutes) pour que le bon peuple ne se pose aucune question.

Quels sont les risques ?
On se souvient que Sarkozy en interdisant la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste par la loi de juillet 2011, a rendu  caducs les permis de forer en France pour Total et le pétrolier texan Schuepbach. Ce dernier avait attaqué en justice, mais le Conseil constitutionnel l'avait envoyé bouler. Avec le nouvel accord, non seulement il va retrouver son autorisation, mais il pourra aussi réclamer des indemnités à la France. Le contribuable devra sortir la monnaie. En Uruguay, le Président, un ancien cancérologue, avait mené une vigoureuse campagne anti-tabac. Philip Morris, s’estimant bafoué, réclame à l'état uruguayen une indemnité de 2 milliards de dollars. Le Cirdi rendra son jugement l'an prochain. Le Canada a reçu 30 demandes d’indemnisation et a perdu 30 fois face aux entreprises américaines.

Comme pour l'interdiction de la fracturation hydraulique, les états ne pourront plus légiférer librement. Les multinationales sont extrèment puissantes (Si Shell était un état, son PIB le placerait au 26ème rang) et elles n’hésiteront pas à utiliser des procédures pour contester des politiques d'intérêt public.
Nous serons avalés tout crus, avec la complaisance de nos gouvernements faibles et vendus. Quand on se rappelle la dernière visite rampante de Culbuto à Washington, ce n’est pas lui qui va nous défendre. Comment a-t-on pu en arriver là ?

Les américains vont se requinquer
Washington tente de satisfaire le gros appétit de ses industriels pour le marché européen mais ne lache rien sur les mesures protectionnistes induites par le célèbre « Buy American Act » (législation obligeant à acheter américain).

Les américains ont trouvé là le moyen de se réindustraliser à bon compte, l'EU étant le marché tout trouvé pour leur production. C’est un remake du « plan Marshall » que les Européens payèrent largement et qui permit aux Etats-Unis d'établir leur puissance. Alors que leur économie va mal, ils ont trouvé en Europe avec cet accord et en Asie (avec l’accord trans-pacifique, que la Chine a refusé) un marche-pied tout trouvé pour qu'ils se refassent... pour 20-30 ans!
Ne vous faites pas d’illusion, les Américains ne partageront pas, comme semblent le croire Hollande et les dirigeants européens. Ces derniers veulent nous faire passer la pilule en prétextant des créations d’emplois et une hausse du PIB. L'Histoire démontre qu'ils n'ont jamais partagé. Pourquoi changeraient-ils ?

 Même sans l’accord, nous sommes déjà pris au piège
Les américains ont déjà nettement influencé la politique de la concurrence de Commission Européenne: Validation des OPA hostiles, aides d’Etat interdites… Ils ont même poussé à réintroduire l’AMI (Accord multilatéral sur l'investissement) qui avait pourtant été rejeté en 1999. Cet accord permet à des multinationales de réclamer un dédommagement pour un profit qu’elles n’auraient pas pu faire du fait de la politique d’un Etat. Comme par exemple la société suédoise Vattenfall qui vient de réclamer à l’Allemagne 3,7 milliards d’euros en compensation de la perte de profits liés à l’abandon de la construction de deux centrales nucléaires, du fait de l’abandon de la filière par le gouvernement.

A Chypre, un fonds de placement référencé en Grèce, Marfin Investment Group, impliqué dans une série de prêts douteux, réclame à Chypre 823 millions d’euros en compensation d’investissements perdus, suite à la nationalisation de la Laiki Bank, qui figurait dans l’accord de restructuration de la dette passé avec l’Union européenne.
En Espagne, 22 entreprises, pour la plupart des fonds d’investissements, poursuivent le gouvernement devant des tribunaux internationaux pour des suppressions de subventions aux énergies renouvelables. Seuls les investisseurs étrangers ont la possibilité d’ attaquer en justice. Si ces entreprises gagnent, ce seront les citoyens espagnols, déjà largement affectés par la crise, qui paieront pour enrichir ces fonds d’investissements.

Les pays européens ont été épargnés par ces réclamations d’investisseurs qui touchaient plutôt les pays en développement. Avec l’acceptation de Bruxelles de ratifier l’AMI, les entreprises et avocats spécialistes de l’investissement se sont tournés vers de possibles opportunités de profits en Europe.
 et ce n’ est qu’ un début …!

Il y a certainement d’autres choses cachées
Une fuite récente sur le texte de l’accord transatlantique nous révèle que des nouvelles dispositions limiteraient le pouvoir des gouvernements en matière de service public, de transports, de santé ou d'éducation.

Mais on apprend aussi que le traité modifierait les droits d'auteur pour tous les contenus émanant des grosses sociétés qui seraient garantis pour une durée surprenante de 120 ans. Il permettrait également de transformer les fournisseurs d'accès internet en Big Brother avec un véritable pouvoir policier capable de contrôler l'activité des utilisateurs, de supprimer du contenu (Il va falloir écrire des blogs culinaires pour ne pas subir la censure!) et de priver les utilisateurs de l'accès à internet. Il autoriserait aussi Big Pharma à continuer à exercer son monopole sur les tarifs des brevets, ce qui permettrait de bloquer la vente de médicaments génériques moins chers. Les taxes sur les transactions financières seraient interdites.
Que ce soient les conflits aéronautiques Boeing-Airbus, les conflits sur les OGM ou ceux qui concernent les traitements de la viande de bœuf  et de la volaille par exemple, ce sera à nous contribuables de payer.

La dictature des multinationales est quasi en place, il sera bientôt trop tard
A moins que vous ne préfériez manger du veau aux hormones américain, des OGM, regarder les séries TV insipides et que la disparition de toutes les règles sanitaires qui défendent notre agriculture, notre qualité et notre art de vivre, pour n’être plus qu’une zone de sous-traitance de l’industrie américaine, vous indiffère complètement.

Les négociations Europe-US sur le libre-échange vont-elles continuer à être menées en secret ? A vous de réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Et cela tout est rendu possible parce les français ont élu l’homme de la situation., une carpette qui manque d’autorité. Obama a trouvé son meilleur allié. On comprend pourquoi le Bilderberg à choisi le 21 avril 2012 que ce serait Hollande le président.

Encadré :
Besançon demande l’arrêt de la négociation

Une municipalité qui a compris les dangers pour les communes du grand marché transatlantique voulu  par le gouvernement français demande l’arrêt des négociations.  
Le maire de Besançon vient de publier un arrêté municipal déclarant que si ce traité était signé, il serait très compliqué d’imposer du 100% de nourriture bio et locale dans les restaurants scolaires et de défendre une régie municipale pour la distribution d’eau et la production d’énergie car ces biens seraient privatisables. Toute  municipalité s’y opposant pourrait être accusée d’entrave à la liberté de commerce.

Les élus de la ville de Besançon demandent au Président de la République et au Président de la Commission Européenne :

·         La diffusion publique immédiate de l’ensemble des textes relatifs aux négociations du TTIP qui représentent une attaque sans précédent contre la démocratie.

·         L’ouverture d’un débat national sur l’ensemble des accords de libre-échange impliquant la pleine participation des collectivités territoriales, des organisations syndicales et associatives, des organisations socioprofessionnelles et des populations.

·         L’arrêt des négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) dit Grand Marché Transatlantique tant que la représentation nationale n’aura pas approuvé cet accord. »
Y aura t-il d’autres collectivités pour dire à Hollande qu’il outrepasse ses droits ?

A l’avenir, les gamins auront le choix entre un hamburger coca ou un cheeseburger coca, c’est comme cela que l’école  va les initier à la liberté du commerce dès leur plus jeune âge.

 

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